C'est fou le nombre de fois où Jackie Chan s'est glissé dans mes pensées dernièrement. En route vers Trujillo, un jeune dans l'autobus m'a dit que je ressemblais à Jackie Chan. Ici à Chiclayo, j'ai passé devant un Chifa Jackie Chan. Il y a quelque temps, un type de La Unión, ville de Huánuco à une demie heure de Huallanca, m'a dit que si j'avais su pratiquer les arts martiaux comme son héros Jackie Chan, j'aurais été la femme parfaite pour lui. (J'étais contente de ne pas l'être.) Je ne crois pas que l'acteur hongkongais et moi ayons tant en commun, mais lorsqu'on est confronté à l'inconnu, on a tendance à s'accrocher à la référence culturelle qui nous est la plus familière. Dans mon cas, cela veut dire que je continuerai à me faire comparer à toutes sortes de figures asiatiques stéréotypiques : Jackie Chan, Bruce Lee et Jet Li ; Keiko, la fille de Fujimori ; Song Juh, personnage principal du populaire téléroman coréen Escalera al Cielo... Je me suis habituée à l'attention, mais je continue d'être surprise lorsqu'on est davantage fasciné par la china que la gringa. Gail, à son arrivée, me l'a bien dit : "Sophie, personne ne me regarde, tout le monde te regarde." L'empire chinois serait-il à veille d'éclipser l'empire américain...?mercredi 21 novembre 2007
Jackie Chan au Pérou
C'est fou le nombre de fois où Jackie Chan s'est glissé dans mes pensées dernièrement. En route vers Trujillo, un jeune dans l'autobus m'a dit que je ressemblais à Jackie Chan. Ici à Chiclayo, j'ai passé devant un Chifa Jackie Chan. Il y a quelque temps, un type de La Unión, ville de Huánuco à une demie heure de Huallanca, m'a dit que si j'avais su pratiquer les arts martiaux comme son héros Jackie Chan, j'aurais été la femme parfaite pour lui. (J'étais contente de ne pas l'être.) Je ne crois pas que l'acteur hongkongais et moi ayons tant en commun, mais lorsqu'on est confronté à l'inconnu, on a tendance à s'accrocher à la référence culturelle qui nous est la plus familière. Dans mon cas, cela veut dire que je continuerai à me faire comparer à toutes sortes de figures asiatiques stéréotypiques : Jackie Chan, Bruce Lee et Jet Li ; Keiko, la fille de Fujimori ; Song Juh, personnage principal du populaire téléroman coréen Escalera al Cielo... Je me suis habituée à l'attention, mais je continue d'être surprise lorsqu'on est davantage fasciné par la china que la gringa. Gail, à son arrivée, me l'a bien dit : "Sophie, personne ne me regarde, tout le monde te regarde." L'empire chinois serait-il à veille d'éclipser l'empire américain...?dimanche 11 novembre 2007
Boulot
Parlons un peu de mes compagnons de travail. Je m’entends super bien avec la grande majorité d’entre eux, mais après un mois et demi à Huallanca, j’ai réussi à mieux décoder les rôles et les personnalités de chacun.
Le Dr. Tito, chef du Centro, est un homme bien sérieux et formel, qui adore diriger et faire sentir son autorité. Quelque peu arrogant, il garde toujours une distance froide avec ses subordonnés. En revanche, le docteur serumista Luis, quoiqu’il tente de s’imposer, n’a ni le respect ni l’affection de ses collègues. Tous se plaignent de sa couardise et sa prétention.
Le chef du centre, Dr. Tito, qui devrait orienter son équipe dans la bonne direction, voyage souvent entre Huallanca et Lima et n’est presque jamais présent. Le Dr. Luis, qui est en charge du dossier prévention, est trop occupé à se regarder le nombril. Mariza, l’infirmière en chef qui prend en charge toutes les fonctions du docteur lorsqu’il est en voyage, bien que motivée, n’a pas le temps de se dévouer à la prévention. Qui reste-il donc? Émilie, Hermelinda et moi, qui nous impliquons dans tout, qui poussons dans le dos de tous, qui nous désespérons parfois du manque de volonté.
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