Les seuls mauvais souvenirs de mes vacances : oublier ma carte de banque dans le guichet automatique la première journée à La Paz et passer plus de 12h, inconfortable et affamée, dans un autobus Lima-Huallanca le jour de ma fête. But all’s well that ends well.
mardi 8 janvier 2008
Je les aime après tout, ces gringos
"Certains pensent qu’ils font un voyage, en fait, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait." - Nicolas Bouvier
Chaque séjour à l’étranger a changé ma vie. Espagne. Genève. Harbin. Huallanca. Même deux semaines de voyage au Sud du Pérou m’ont transformée.
L’hospitalité de la famille de ma collègue Hermelinda et la beauté des paysages du plus profond canyon au monde m’ont marquée lors de mon séjour à Arequipa, la Cité Blanche. Une ville esthétiquement charmante, de lampadaires, d’églises et de volcans éteints.
À la frontière sud du pays, le lac navigable le plus élevé au monde et ses trésors culturels m’ont éblouie. Je n’ai jamais rien vu de semblable aux îles flottantes des Uros sur lesquelles vivent, nus pieds, les descendants d'un ancien peuple qui s’était établi sur le lac Titicaca pour fuir la domination des Incas il y a près de 800 ans. Leur source de vie : la totora, paille marine comestible utilisée dans la confection des îles, des maisons, des meubles, des observatoires et des majestueux canots. Plus loin, les îles Taquile et Amantani hébergent chacune quelques milliers d’habitants quechua qui vivent de l’agriculture et du tourisme.
Aux environs de Puno, les sites de Chucuito et de Sillustani offrent des scènes impressionnantes. Le premier est un lieu culte dévoué à l’adoration de l’organe génital mâle : partout dans le village on retrouve la forme du phallus, mais dans sa manifestation la plus éclatante au Templo de la Fertilidad, véritable jardin de pénis de différentes tailles et formes. Le deuxième est un site archéologique bordé d’une magnifique lagune et parsemé de chullpas, gigantesques sépulcres pré-incas où on enterrait les plus sages de la tribu.
De l'autre côté de la frontière sud, après une brève escale à l'immanquable Copacabana, j'ai atteint ma destination finale : La Paz. La ville m’a d’abord paru austère, dû à la pluie et au froid qui m’ont accueillie. Mais en descendant en vélo de montagne, depuis 4600 mètres d’altitude, la Ruta de la Muerte, chemin étroit, sinueux et caillouteux, baigné dans le brouillard et entrecoupé de cascades, qui a fait la mort de plusieurs, j’ai pu admirer la beauté de la sierra bolivienne. Et le lendemain, en parcourant la ville à pied, depuis le centre replet de musées et d’édifices coloniaux jusqu’aux quartiers populaires tout en haut des collines, j’ai découvert le côté plus chaleureux de la capitale administrative.
Au Pérou comme en Bolivie, j’ai rencontré au cours de mes périples une variété de touristes nationaux et étrangers avec qui j’ai pu explorer le jour et sortir le soir, de sorte que je n’ai pas célébré seule Noël et le Jour de l’An. Habituellement lorsque je voyage, j’essaie d’éviter les autres touristes, mais je dois avouer qu’après 4 mois d’isolation à Huallanca, j’ai plutôt apprécié la compagnie des voyageurs occidentaux.
Les seuls mauvais souvenirs de mes vacances : oublier ma carte de banque dans le guichet automatique la première journée à La Paz et passer plus de 12h, inconfortable et affamée, dans un autobus Lima-Huallanca le jour de ma fête. But all’s well that ends well.
Les seuls mauvais souvenirs de mes vacances : oublier ma carte de banque dans le guichet automatique la première journée à La Paz et passer plus de 12h, inconfortable et affamée, dans un autobus Lima-Huallanca le jour de ma fête. But all’s well that ends well.
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