mardi 31 juillet 2007

Le rythme des vacances

Mon cycle circadien est visiblement perturbé. C'est ce qui arrive pendant les vacances, quand on se couche à l'aube et on se lève en après-midi. Après deux semaines de fou, je tente de retrouver un rythme plus ou moins normal, mais ce n'est pas évident quand on essaie de voir tous ses amis, on se consacre à la danse, on s'immerse dans des livres, on met à jour ses blogues et on tente, avant de partir 6 mois à l'étranger, de terminer des tas de projets commencés il y a déjà bien longtemps...

Pour résumer les derniers jours, commençons avec le spectacle de danse le plus incroyable que j'ai jamais vu. Tout a commencé quand ma prof de danse est entrée dans le studio, le sourire béant, les yeux scintillants, en déclarant qu'elle venait de voir le meilleur show de hip-hop du monde au Festival Juste pour Rire. Curieux, nous l'avons accompagnée au spectacle après les cours et avons eu droit à des émotions fortes! 6 gars sur scène, des Français, dansant un mélange de breakdance, popping, locking, new style, contemporain, danse africaine... sur de la musique envoûtante, avec une histoire captivante, tels des superhumains possédés... Et nous, hypnotisés, émerveillés, nous nous sommes promis d'y retourner chaque soir jusqu'au dernier spectacle!

Ce soir-là, je n'osais même pas imaginer que j'aurais la chance de les rencontrer, de leur parler... de toute façon, que pouvais-je leur dire? Bouche bée, joues rouges, j'aurais eu l'air d'une groupie fiévreuse qui ne savait que faire à part les dévisager comme des dieux. Mais sans trop savoir comment, on s'est retrouvé quelques jours plus tard, après avoir flâné autour de la scène à la fin du spectacle, à discuter avec les membres de Franck II Louise de la possibilité qu'ils viennent donner des stages de danse à notre studio... puis les deux jours suivants, à danser dans le même club qu'eux! Mais il faut avouer que ce fut extrêmement gênant et bizarre comme situation. Irréel, surtout.

Puis, la semaine s'est clôturée par une parade à l'effigie des grands humoristes, avec des chars allégoriques et des personnages ambulants. Costumée en Charlot, j'ai marché, dansé et sauté pendant 2 heures dans les rues du centre-ville, couverte de sueur, le maquillage qui coulait et les cheveux tout ébouriffés... Mais l'énergie du public nous a soutenu toute la soirée et malgré les quelques faux pas, ce fut franchement épatant! C'était bien drôle de voir les enfants prendre peur quand je m'approchais de la foule (pourtant, je n'avais pas l'air effrayante!) et d'entendre les gens murmurer : "Regardez, une Charlie Chaplin asiatique!"... et moi de leur répondre avec un clin d'oeil!

La semaine suivante, ce fut les rendez-vous chez le médecin, les prises de sang, les radiologies, les vaccins... tout le kit. Pour faire changement, la docteure qui m'a examinée était douce et patiente (mais aussi très jeune et probablement débutante) et l'infirmière qui m'a vaccinée, chaleureuse et accommodante (faut savoir qu'elle travaille dans une clinique privée...). Avec les files d'attente, les délais serrés et le courraillage à droite et à gauche, je serai bien contente quand j'aurai fini avec toutes ces formalités médicales!

Et maintenant, un dernier petit voyage à Toronto, Windsor et Detroit, en compagnie de mon papa. Nous irons explorer la grande métropole ontarienne, rendre visite à des amis dans la ville natale de Paul Martin & Shania Twain, puis faire un tour de l'autre côté de la frontière. Il y a bien longtemps que mes pieds n'ont pas foulé le sol étasunien... À l'aventure!

mardi 24 juillet 2007

Le merveilleux monde de la médecine

Le domaine de la médecine me fascine autant qu'il me dégoûte. D'une part, il y a le côté scientifique : le corps humain en tant qu'organisme vivant, abritant des mystères d'une complexité fascinante et d'un ésotérisme troublant, dont les secrets jalousement gardés par Mère Nature se révélent peu à peu sous la lueur des microscopes électroniques et des IRMf. D'autre part, il y a le côté moral : l'incontestable noblesse de la profession, la perspective d'agir de façon concrète pour le bien d'autrui, la possibilité de sauver des vies, de soigner des blessés, de vaincre la souffrance, le Mal - même la Mort. Enfin, le côté social et matériel vient quelque peu souiller cette image beaucoup trop blanche et pure qu'on a de la médecine et qui est ancrée dans l'imaginaire collectif depuis que le grand Grec rédigea son fameux serment.

Alors que le côté scientifique interpelle mon cerveau et le côté moral mon coeur, le côté socio-politico-économique de la médecine, lui, me laisse un goût amer dans la bouche. Qu'un médecin de famille use de son influence sociale pour faire passer ses opinions lucratives... Qu'un médecin spécialiste au Québec gagnant 230 000$ par année obtienne, après des semaines de grève, une hausse sur 5 ans de 30 000$ - soit le salaire moyen des Québécois - payée par les fonds publics... Que les professionels médicaux acceptent sans broncher les jolis cadeaux des entreprises pharmaceutiques et participent à des conférences annuelles commanditées par les plus puissantes compagnies de la planète... Que le collège des médecins dans chaque pays soit une puissante machine de lobbying et détienne un pouvoir politique démesuré... Comment ne pas frémir devant ces faits! Ai-je vraiment envie d'entrer dans un monde où l'on prête serment d'allégeance au plus gros chèque de paye?

Chaque fois que je me pose la question, j'entends ma propre voix, dans un passé récent, suppliant une amie de ne pas reculer devant le monde corrompu de la politique, puisque le retrait de toutes les bonnes gens qui pensent comme elle laissait aux mauvaises âmes le monopole de ce domaine public, perpétuant ainsi le cercle vicieux de la décadence politique. Une forme perverse de la sélection naturelle, quoi! La seule façon de renverser le régime actuel était d'y faire pénétrer des personnes comme elles, bienveillantes, motivées, avec la volonté d'engendrer des changements. Cette scène me revient à l'esprit dans des moments de doute et affermit ma conviction dans la voie que je me suis tracée.

Si vous vous demandez pourquoi ces confessions introductives, essayez donc un jour de trouver un médecin qui daigne vous faire passer un examen médical pré-départ, et vous comprendrez tout. Rudoyée par la réceptionniste et brutalement renvoyée par le docteur qui, jetant un coup d'oeil condescendant aux documents à remplir, se plaignit du grand nombre de tests requis, de la langue de rédaction des formulaires ("I don't understand French!") et du fait de ne pas être mon médecin de famille (mais celui de mon beau-père), je sortis furieuse de cette clinique que plus jamais je ne visiterai, les oreilles encore bourdonnant des mots dédaigneux sortis de la bouche arrogante d'un prétendu disciple d'Hippocrates : I can't do it, go somewhere else, it's not my problem.

Bien que je m'attendais à une froide réception de la part de ces machines à cash qui n'aiment pas les visites longues, peu rentables et trop compliquées - caractéristiques des examens généraux - je n'étais tout de même pas préparée à une telle rudesse. Vous vous secouez peut-être la tête, vous disant que c'était un médecin parmi mille, l'exception plutôt que la règle, mais j'ai trop souvent été témoin de l'indifférence médicale pour le croire.

7 ans : des heures d'attente dans la salle d'urgence, des parents inquiets, un médecin qui, me regardant à peine, nous dit que tout va bien et qu'il faut rentrer à la maison ; le lendemain un retour à l'urgence, pour se faire répéter la même chose et rentrer découragés ; puis une autre crise, plus grave cette fois, et une 3ème visite de la salle d'enfer ; enfin un vrai diagnostic... la pneumonie... une semaine dans un lit d'hôpital, suspendue à l'intraveineuse.
14 ans : un voyage tant attendu, un rendez-vous pour des vaccins, une docteure parlant précipitamment et courant à droite et à gauche (elle voulait rentrer le plus de patients possibles dans son horaire quotidien!) ; une seringue rapidement préparée avec... des bulles d'air dans le liquide! ; une piqûre... heureusement dans un muscle et non dans un vaisseau sanguin, qui m'aurait été fatal.
20 ans : assise dans la clinique universitaire, la salle d'attente débordée ; des regards surpris... on découvre que plusieurs pairs de personnes ont leur rendez-vous à la même heure! ; dans son bureau, le dermatologue écoute à peine ses patients et les expulse après quelques brèves minutes de consultation ;
2-3 patients par bloc de 15 minutes, on est efficace!

Attention pauvres citoyens souffrants, il faut partager entre nous le précieux temps des médecins, ce trésor immensurable donné si généreusement et qui, dans certains cas, fait la différence entre la vie ou la mort! Ne soyons donc pas trop ingrats, même si on nous traite comme des pièces industrielles dans une chaîne de montage!

mardi 17 juillet 2007

¡Me encanta el castellano!

À mon plus grand bonheur, je n'ai pas eu à chercher des cours d'espagnol parce que SUCO a payé des cours particuliers de niveau intermédiaire pour Louise, Nancy et moi. Grâce au talent de notre fabuleuse professeure argentine, Jimena, en moins d'un mois j'ai senti que j'avais fait beaucoup de progrès : vocabulaire élargi, accent plus authentique, meilleure connaissance de la grammaire. Surtout, j'ai beaucoup amélioré mon expression orale, même si je prends beaucoup de temps à réfléchir à la conjugaison des verbes. Étonnamment, mes deux ans d'espagnol au secondaire et le cours d'été suivi au YMCA en 2003 m'avaient donné une base assez solide pour progresser rapidement. Je crois que si j'ai pu retenir quasiment tout ce que j'avais appris, même après de nombreuses années sans pratique, c'est que ma passion pour la langue de Cervantes était et demeure toujours très vive. Quel idiome logique et intuitif! Quels sons mélodieux! Quels admirables mouvements de la langue! Aaarrrrriba!

Après deux semaines de cours, je rencontrai dans le métro un vieil homme saugrenu qui essayait de me poser une question en marmonnant et en gesticulant. Mes tentatives de lui parler en anglais et en français ayant échoué, il osa un "¿español?" avec un haussement d'épaules, ne s'attendant évidemment pas à ce qu'une canado-chinoise sache parler espagnol. Pourtant, mon visage s'illumina et je hochai prestement la tête : ¡Sí, un poco! Ainsi commença une longue conversation, dans laquelle j'appris que, matelot cubain de longue date, il avait connu l'ascension de Castro et la transition vers le communisme ; qu'il avait parcouru le monde en bateau et avait même vécu quelque temps en Chine, alliée de son pays natal, où il apprit une centaine de mots en mandarin et fut marqué par la pauvreté de l'ère maoïste et la masse paysanne en uniforme bleu ou vert ; qu'il avait déménagé il y a 7 ans à Montréal avec sa famille, à la recherche d'une vie meilleure ; qu'il s'apprêtait maintenant à retourner à Cuba pour rejoindre son fils qui y était resté. Ensuite, m'étonnant moi-même de la fluidité de mes paroles, je lui résumai mon parcours et lui contai l'aventure qui m'attendait au Pérou. En descendant à mon arrêt, je me sentis toute fière d'avoir réussi ma première véritable conversation en espagnol, tout en me rappelant que la seule autre fois où ma langue s'était ainsi déliée remontait à mon séjour d'échange en Suisse, lorsque je fus draguée par un Portugais dans une discothèque genevoise!

Maintenant, les deux autres stagiaires étant déjà parties au Nicaragua et au Honduras, les cours particuliers sont terminés et je me retrouve à pratiquer l'espagnol par moi-même, en lisant les actualités du Pérou sur internet, en écoutant des émissions de radios péruviennes, en feuilletant un livre d'exercices et en conversant avec moi-même lorsque je suis seule. De plus, je me suis mise à repérer les hispanophones dans les transports publics et à m'en approcher pour écouter discrètement leurs conversations. Heureusement, j'ai trouvé une bien meilleure façon de me pratiquer l'oreille et la langue : une stagiaire qui va aller au Mali m'a présentée à son chum péruvien qui veut améliorer son anglais, afin qu'on se rencontre régulièrement pour des sessions d'échange linguistique. Les deux premières rencontres ont très bien été et on s'enligne pour une troisième bientôt!

samedi 14 juillet 2007

The more you learn, the less you know

Dès la toute première journée de formation, pendant laquelle on nous a présenté le programme JSI ainsi que l'historique de SUCO, ce fut le coup de foudre. Tout au long des présentations, je fus impressionnée par la sagesse, le dévouement et surtout, le progressisme de SUCO. Sa fibre revendicatrice et son approche innovatrice ont trouvé chez moi un écho retentissant. D'ailleurs, plus j'en apprends sur mon organisme d'envoi, plus je l'admire. D'abord pour son analyse critique de son propre travail et du développement international en général, ensuite pour sa touche rebelle vis-à-vis de l'ACDI, mais aussi pour sa tradition de mobilisation citoyenne. Ses prises de position sur divers sujets ont également de quoi étonner : son soutien des mouvements révolutionnaires en Amérique latine dans les années 70, qui lui a fait perdre pendant quelque temps le financement de l'ACDI qui s'opposait à un mode de travail trop fortement coloré de militantisme ; son refus catégorique d'accepter les offres financières qui pourraient nuire à son impartialité, malgré les fréquentes propositions alléchantes des entreprises ; l'emphase mise sur le partenaire local afin d'en faire le principal acteur de tout projet, pour qu'au terme du mandat, il devienne auto-suffisant et SUCO puisse se retirer aisément... Ils nous l'ont souvent répété : la finalité de la coopération, après tout, c'est de disparaître!

Ainsi, misant sur le pouvoir local, le développement durable et les questions de genre, SUCO entreprend non seulement des échanges de connaissances à l'étranger, comme tout autre organisme de développement, mais également l'éducation des publics québécois et canadien - volet trop souvent négligé dans le monde de la coopération. Dans cette perspective, SUCO développe des projets en partenariat avec des ONG en Amérique latine, au Mali et en Haïti, en envoyant des coopérants pour appuyer le renforcement des capacités locales et pour s'engager, au retour, dans des activités de sensibilisation dans les écoles, chez les entreprises et auprès du grand public.

Lors de la formation, je me suis retrouvée au sein d'un groupe de 9 stagiaires formidables, tous extrêmement sympathiques, compétents et motivés. En raison de nos parcours très différents (pour la majorité riche en expériences interculturelles), les débats étaient toujours très intéressants. Les idéalistes nous faisaient rêver d'un monde meilleur alors que les réalistes nous ramenaient les deux pieds sur terre. Tandis que les opinions de Marie-Andrée ont fait éclater les préjugés, l'humour de Benoît détendait l'atmosphère. Tandis que l'optimisme de Louise nous motivait, les remarques d'Ariane nous amenaient à nous interroger. Les arguments de Véronique, les observations de Clotilde, les questionnements de Nancy et les anecdotes d'Ève nous faisaient soit rire, soit réfléchir. Partageant des élans communs de crainte et d'excitation face à l'aventure qui nous attendait, nous avons débattu, échangé et blagué pendant un mois. Déjà je repense avec nostalgie aux bons moments passés ensemble et je regrette de ne pas pouvoir profiter davantage de leur compagnie!

Pour ce qui est de la formation en tant que telle, je dois avouer que je ne m'attendais pas à grand chose au début. Diplômée en développement international, j'ai commencé les sessions de formation pré-départ croyant avoir très peu à apprendre à ce sujet. Cependant, je fus agréablement surprise par la qualité et la lucidité des orateurs et de leur présentation sur le développement local, la coopération internationale et l'approche genre & développement. Lors des discussions, je me suis rendue compte que malgré mon parcours académique, j'avais de sérieuses lacunes au plan de l'application du développement, de la méthodologie et du savoir-faire terrain.

Par ailleurs, les trois journées de formation en efficacité interculturelle ont bouleversé ma perspective des interactions entre les peuples. Une fois de plus, je suis entrée dans cette formation offerte par l'ACDI avec une attitude plutôt hautaine et très peu d'attentes, mais en suis sortie toute remuée. En plus d'apprendre comment les façons de penser et surtout de ressentir constituent la plus grosse (mais invisible) portion de l'iceberg culturel - contrairement aux façons d'agir qui, apparaissant à la surface, retiennent toute notre attention - j'ai également pu situer les cultures qui me sont familières dans des continuum de valeurs distinctes et retracer à ces mêmes valeurs des comportements et des croyances que j'ai souvent observés : individualisme-collectivisme (je vs. nous ; autonomie & responsabilité vs. harmonie & solidarité), hiérarchie-égalitarisme (chacun a sa juste place vs. chacun naît libre et égal), formel-informel (respect & savoir-vivre vs. spontanéité & aisance), juridique-relationnel (codes communs & entente écrite vs. estime mutuelle & contrats verbaux ; jurisprudence vs. sagesse), communication implicite-explicite (langage non-verbal, contexte & sous-entendus vs. franchise, clareté & transparence), temps linéaire-cyclique (planification & ponctualité vs. incertitude & relativité ; le présent s'organise en fonction du futur vs. le présent s'organise en respect du passé).

En analysant les étapes de l'adaptation culturelle (lune de miel, choc culturel, acclimatation, adaptation) et leurs symptômes, j'ai appris que le choc culturel pouvait se présenter sous différentes formes (attaque, fuite, désengagement) qui ne sont pas toujours faciles à identifier. D'autre part, je me suis rendue compte que même si je n'avais jamais adopté une attitude de défense (dénigrer les différences) en situations interculturelles, j'avais bel et bien connu le déni (nier les différences) et la minimisation (banaliser les différences) - qui peuvent être aussi dangereuses. Les anecdotes personnelles des autres participants m'ont vraiment inspirée et les jeux m'ont révélé mon comportement en équipe (j'ai découvert que je suis parfois trop autoritaire!). Pas évident le décodage interculturel, surtout quant il faut interpréter les différents modes de communication implicite... Bref, ce fut une expérience d'introspection extraordinaire qui m'a aidée à prendre du recul par rapport à mes rencontres interculturelles passées et à les analyser sous un nouvel angle. Moi qui croyais être une experte en "interculturel", une étrangère au choc culturel et une championne de l'adaptation, je n'aurais jamais cru qu'il y avait tant de subtilités culturelles qui m'avaient échappé, que j'avais plusieurs fois manifesté des symptômes de choc culturel sans m'en rendre compte et que je n'ai pas toujours adopté les meilleures attitudes envers la différence culturelle. À la fin des trois jours, je me suis dit que tout le monde devrait suivre cet atelier et examiner de façon ouverte et critique sa propre culture et celle des autres afin de mieux comprendre, accepter et apprécier.

En conclusion, je crois que ce qui m'a le plus marquée au cours de ces dernières semaines de formation fut la constation de ce qu'on appelle, dans le jargon interculturel, mon "incompétence inconsciente", c'est-à-dire l'ignorance de mes propres lacunes. J'aime bien les expériences qui viennent casser ma prétention et me remettre à ma place (ou en bon québécois : qui font que je me couche moins niaiseuse le soir) - pour que jamais je ne devienne trop arrogante à l'égard de mes connaissances et mes compétences. Le fameux dicton anglais (voir titre) se confirme!

jeudi 12 juillet 2007

Topo du stage

Qui?
Organisme d'envoi : SUCO (Solidarité Union Coopération) http://www.suco.org/
Programme : Jeunes stagiaires internationaux (JSI) de l'Agence canadienne du développement international (ACDI) www.acdi-cida.gc.ca/stages
Organisme d'accueil : Centro de salud de Huallanca (centre de santé)

Quoi?
Poste : Intervenante en santé communautaire
Projets : Prévention des maladies infantiles et des grossesses précoces
Description : Stage non-rémunéré, transport & logement payés, per diem pour la nourriture

Comment?
- Formation et renforcement des capacités des employés du centre de santé
- Sensibilisation de la population locale (notamment les parents et les adolescents)
- Élaboration d'ateliers éducatifs, misant sur la santé préventive

Où?
Lieu : District de Huallanca, Département d'Ancash, Pérou
Population : 5,500 habitants répartis dans une zone urbaine et dix communautés rurales
Géographie : 3 500 mètres d’altitude, dans la Cordillère Huallanca, au coeur des Andes péruviennes, à 450 km au nord-est de Lima.

Quand?
Formation pré-départ : mai-juin 2007
Départ : 10 septembre 2007
Retour : 8 mars 2008
Sensibilisation du public canadien : mars 2008

Pourquoi?
- M'initier au monde de la coopération internationale
- Apprendre à connaître la culture péruvienne
- Améliorer mon espagnol
- Acquérir de l'expérience professionnelle dans le domaine de la santé
- Faire quelque chose de productif durant mon année sabbatique

Bienvenue!

Je le sais bien, les blogues font fureur ces temps-ci! Tout en reconnaissant que le phénomène s'alimente d'une trop grande valorisation du "moi" individualiste, égocentrique, autolâtre, qui aime à étaler sa vie et proclamer ses opinions, je me permets néanmoins cette indulgence afin de faire d'une pierre deux coups : consigner par écrit mon expérience péruvienne pour mon intérêt personnel (décompression, rétrospection, souvenir) et informer mes proches de mes péripéties quotidiennes.

Je vous invite donc à visiter de temps à autre ce journal de voyage afin d'y lire mes pensées et mes aventures avant, pendant et après mon stage à Huallanca. Je tâcherai d'être divertissante et concise - un grand défi pour moi qui suis plutôt loquace à l'écrit. Pardonnez-moi d'avance pour les éventuelles intervalles de silence - vous savez qu'il n'est pas toujours facile de faire des mises à jour régulières lorsqu'on se retrouve à l'étranger, loin du monde de la haute vitesse.

Bonne lecture! N'hésitez surtout pas à partager vos impressions!