Mon aventure au Pérou est donc terminée... pour le moment. Je dois maintenant me préparer pour les activités de sensibilisation du public, les entrevues de médecine et la phase de choc culturel inverse qui m'attendent à mon retour. À tous les amis qui ont suivi et réagi à mon blogue durant les derniers mois : ¡Muchas gracias! Et SVP, faites-moi signe si vous vous trouvez dans mon coin.
vendredi 7 mars 2008
Je n'aime pas les adieux
Aujourd'hui, c'est le grand départ. La clôture de cette aventure qui a duré six mois, qui m'a fait rire et pleurer, et qui aura changé ma vie. Une dernière appréciation de mon expérience me semble appropriée.
Chaque fois qu'un Péruvien me parlait de voyager à l'étranger, je m'efforçais de lui montrer qu'il n'avait pas besoin de sortir de son pays pour tout voir! Identifié comme mégadivers par l'ONU, le Pérou éblouit par sa richesse naturelle, historique et culturelle. Désert, montagnes, volcans, lacs, forêts, plages, jungle, biodiversité animale et végétale. Abondance de sites archéologiques et ruines, civilisations inca et préincas, architecture coloniale et pré-coloniale. Trois langues officielles et plusieurs non-officielles, diverses ethnies aux modes de vie uniques, cuisine éclectique, riche folklore. Il faudrait toute une vie pour connaître ce pays. Je suis heureuse d'en avoir vu une partie.
Bien sûr, tout n'est pas rose. Le trafic est chaotique, les rues sont pleines de déchets, la courtoisie est souvent déficiente, les abuseurs du système sont nombreux. Mais toute expérience, bonne ou mauvaise, instruit, éclaire, fait grandir. Là où existent vices et carences, il y a potentiel de progrès... et de braves gens qui luttent pour un avenir meilleur.
Comme après tout séjour à l'étranger, ce sont les amitiés qui me manqueront le plus. J'ai connu des personnes admirables qui m'ont inspirée par leur courage, leur motivation et leur intégrité. Une paysanne qui défend ses droits devant les mines et les autorités publiques, une contratada qui ose affronter les nombrados malgré le risque de perdre son emploi, un homme qui défie tous les stéréotypes que lui impose la société... Est-ce que je suis réellement venue aider les Péruviens? Il me semble que j'ai appris tellement plus que j'ai enseigné et j'ai reçu tellement plus que j'ai donné.
Quand je suis arrivée ici en septembre, je n'aurais jamais imaginé que je m'attacherais autant à cette terre et à ce peuple. Mais tout ceux qui ont foulé le sol péruvien vous raconteront une histoire d'amour semblable et vous expliqueront, les yeux brillants et le regard nostalgique, comment le pays des Incas les a séduit par son éclectisme éclatant et son effervescence ensorcelante.
Mon aventure au Pérou est donc terminée... pour le moment. Je dois maintenant me préparer pour les activités de sensibilisation du public, les entrevues de médecine et la phase de choc culturel inverse qui m'attendent à mon retour. À tous les amis qui ont suivi et réagi à mon blogue durant les derniers mois : ¡Muchas gracias! Et SVP, faites-moi signe si vous vous trouvez dans mon coin.
Mon aventure au Pérou est donc terminée... pour le moment. Je dois maintenant me préparer pour les activités de sensibilisation du public, les entrevues de médecine et la phase de choc culturel inverse qui m'attendent à mon retour. À tous les amis qui ont suivi et réagi à mon blogue durant les derniers mois : ¡Muchas gracias! Et SVP, faites-moi signe si vous vous trouvez dans mon coin.
lundi 3 mars 2008
Aventure amazonienne
Quoique citoyens du même pays, les gens de la selva sont nettement différents de ceux de la sierra. Ici à Huallanca, même les enfants ont peu l’habitude de sourire. Dans les commerces, on t’accueille froidement et c’est à peine si on te regarde dans les yeux. La musique traditionnelle, le huayno, est souvent composée de mélodies moroses et de paroles plaintives. Toute la culture est imprégnée de cette profonde mélancolie qui m’avait marquée dès le début. Au contraire, à Iquitos, dans les quartiers riches et pauvres, les gens sont chaleureux, la musique est gaie, les couleurs sont vives et même l'accent est allègre. Parfois je me dis que la misère et la souffrance s'endurent mieux dans la chaleur que dans le froid.
lundi 11 février 2008
Ma région préférée du Pérou
J’aurais tellement aimé faire partie d'un projet de SUCO à Huaraz. Si un jour je décide de m’établir au Pérou, c’est là que j’irai. Mais ne vous inquiétez point chers amis Canadiens, pour l'instant Montréal est toujours ma ville de prédilection.
dimanche 3 février 2008
Les hauts et bas du travail quotidien
mardi 8 janvier 2008
Je les aime après tout, ces gringos
"Certains pensent qu’ils font un voyage, en fait, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait." - Nicolas Bouvier
Chaque séjour à l’étranger a changé ma vie. Espagne. Genève. Harbin. Huallanca. Même deux semaines de voyage au Sud du Pérou m’ont transformée.
L’hospitalité de la famille de ma collègue Hermelinda et la beauté des paysages du plus profond canyon au monde m’ont marquée lors de mon séjour à Arequipa, la Cité Blanche. Une ville esthétiquement charmante, de lampadaires, d’églises et de volcans éteints.
À la frontière sud du pays, le lac navigable le plus élevé au monde et ses trésors culturels m’ont éblouie. Je n’ai jamais rien vu de semblable aux îles flottantes des Uros sur lesquelles vivent, nus pieds, les descendants d'un ancien peuple qui s’était établi sur le lac Titicaca pour fuir la domination des Incas il y a près de 800 ans. Leur source de vie : la totora, paille marine comestible utilisée dans la confection des îles, des maisons, des meubles, des observatoires et des majestueux canots. Plus loin, les îles Taquile et Amantani hébergent chacune quelques milliers d’habitants quechua qui vivent de l’agriculture et du tourisme.
Aux environs de Puno, les sites de Chucuito et de Sillustani offrent des scènes impressionnantes. Le premier est un lieu culte dévoué à l’adoration de l’organe génital mâle : partout dans le village on retrouve la forme du phallus, mais dans sa manifestation la plus éclatante au Templo de la Fertilidad, véritable jardin de pénis de différentes tailles et formes. Le deuxième est un site archéologique bordé d’une magnifique lagune et parsemé de chullpas, gigantesques sépulcres pré-incas où on enterrait les plus sages de la tribu.
De l'autre côté de la frontière sud, après une brève escale à l'immanquable Copacabana, j'ai atteint ma destination finale : La Paz. La ville m’a d’abord paru austère, dû à la pluie et au froid qui m’ont accueillie. Mais en descendant en vélo de montagne, depuis 4600 mètres d’altitude, la Ruta de la Muerte, chemin étroit, sinueux et caillouteux, baigné dans le brouillard et entrecoupé de cascades, qui a fait la mort de plusieurs, j’ai pu admirer la beauté de la sierra bolivienne. Et le lendemain, en parcourant la ville à pied, depuis le centre replet de musées et d’édifices coloniaux jusqu’aux quartiers populaires tout en haut des collines, j’ai découvert le côté plus chaleureux de la capitale administrative.
Au Pérou comme en Bolivie, j’ai rencontré au cours de mes périples une variété de touristes nationaux et étrangers avec qui j’ai pu explorer le jour et sortir le soir, de sorte que je n’ai pas célébré seule Noël et le Jour de l’An. Habituellement lorsque je voyage, j’essaie d’éviter les autres touristes, mais je dois avouer qu’après 4 mois d’isolation à Huallanca, j’ai plutôt apprécié la compagnie des voyageurs occidentaux.
Les seuls mauvais souvenirs de mes vacances : oublier ma carte de banque dans le guichet automatique la première journée à La Paz et passer plus de 12h, inconfortable et affamée, dans un autobus Lima-Huallanca le jour de ma fête. But all’s well that ends well.
Les seuls mauvais souvenirs de mes vacances : oublier ma carte de banque dans le guichet automatique la première journée à La Paz et passer plus de 12h, inconfortable et affamée, dans un autobus Lima-Huallanca le jour de ma fête. But all’s well that ends well.
mercredi 26 décembre 2007
En el Ombligo del Mundo
dimanche 23 décembre 2007
Visite d'une Merveille du Monde
Ce soir-là, j'ai vu un Étasunien soûl, penché par-dessus le balcon, jetant des pièces de monnaie à des gamins pauvres qui faisaient exploser des pétards dans la plaza. On aurait dit une scène dans un zoo, où le visiteur niais lance des miettes de pain aux animaux affamés. Le gringo, lui, trouvait ça bien amusant. Puis, pour témoigner de sa très grande intelligence, il a décidé de lancer sa bouteille de bière aussi. Paf! "You know you could have smashed somebody's head," lui ai-je dit furieusement. "Hehe... bang!" m'a-t-il répondu avec un sourire idiot, comme seuls les touristes ivres savent afficher.
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